Le salon Batimatec confirme l’attractivité du marché algérien

Le 17e Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec) a pris fin, après 5 jours d’intenses contacts entre les divers professionnels de la construction, très nombreux à y avoir participés cette année.

Avec les 1150 entreprises présentes, parmi lesquelles 651 étrangères, la ma

Le salon Batimatec confirme l’attractivité du marché algérien

Le 17e Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec) a pris fin, après 5 jours d’intenses contacts entre les divers professionnels de la construction, très nombreux à y avoir participés cette année.

Avec les 1150 entreprises présentes, parmi lesquelles 651 étrangères, la manifestation a en effet pulvérisé cette année tous les records de participation. Vitrine d’un pays en chantier, cette manifestation économique, qui prend de l’ampleur au fil des éditions, confirme l’intérêt que portent les entrepreneurs, aussi bien nationaux qu’étrangers au marché algérien. Organisé dans un contexte très favorable aux affaires, toutes les filières de la construction y étaient représentées à travers les producteurs de matériaux de construction, les entreprises de services, les promoteurs immobiliers, les concessionnaires de matériels de travaux publics, les entreprises de réalisation et les bureaux d’études.

La Safex a dû mobiliser pratiquement tous les pavillons et esplanades disponibles pour abriter les expositions qui ont, cette année, pris grand soin de leur design et de la diversification des produits à exposer. Fait sans précédent signalé par le premier responsable du Batimatec, Sadek Stiti, le refus opposé à une centaine de sociétés étrangères qui avaient émis le souhait de participer, en raison de la saturation des aires d’exposition.  

Les exposants français, espagnols, portugais, turcs, italiens, tunisiens et chinois que nous avons interrogés semblaient très satisfaits de leur présence encore plus forte cette année car, nous ont-ils affirmé, cela leur a donné l’occasion de se faire une idée beaucoup plus précise de la demande locale et du climat des affaires qui prévaut dans notre pays, qu’ils estiment malgré tout favorable au business. Selon une responsable de la délégation française, la participation au Batimatec précédent aurait procuré aux entreprises qui avaient effectué le déplacement pas moins de 10 millions d’euros de commandes supplémentaires.

A la faveur d’une visite dans les divers stands, on pouvait constater une nette amélioration de la qualité des matériaux de construction produits localement, ainsi qu’une offre en engins et matériels de travaux publics largement plus diversifiée que par le passé. Il est par ailleurs intéressant de constater que des industriels algériens sont nombreux à s’être lancés, seuls ou en partenariat avec des firmes étrangères, dans la fabrication d’outillages et d’équipements de chantiers. Il y a, à n’en pas douter, une réelle dynamique de changement qui commence à s’opérer dans ce secteur, où les chantiers publics et privés prolifèrent. Pour tous les acteurs du bâtiment, ce salon à périodicité annuelle constitue une opportunité pour découvrir des matériaux et matériels de construction plus performants que ceux qu’ils étaient, faute d’informations, contraints d’employer.

Pour les pouvoirs publics, cette manifestation permet de faire l’état des lieux de ce secteur névralgique duquel dépendent les deux plus grandes préoccupations de la population algérienne, à savoir l’emploi et le logement.
Les journées techniques organisées en marge du salon ont été, de l’avis des participants, très instructives en ce sens qu’elles ont permis de mieux cerner les préoccupations nationales en matière d’architecture et d’urbanisme ainsi que les perspectives qu’il faudra nécessairement ouvrir en matière d’éco-construction et de recours judicieux aux matériaux de construction nobles (pierres, argiles, etc.).
 

Réhabilitation des bâtiments anciens : l'intervention doit être massive et urgente

Réhabiliter les bâtiments anciens, notamment ceux qui relèvent du patrimoine immobilier de qualité et du bâti historique est non seulement urgent, mais doit faire l’objet d’un programme massif, tant l’état des lieux est préoccupant, selon le président directeur général du groupe Bativert et architecte de formation, Hamid Zeggane. Les actions urgentes et massives à entreprendre dans ce cadre doivent porter sur un ensemble de corps d’états, parmi lesquels notre interlocuteur cite le ravalement de façades, l’électricité, la plomberie, les balcons et les ascenseurs.

Tous les bâtiments du centre d’Alger auraient, selon M. Zeggane, besoin d’une profonde réhabilitation qui requiert l’utilisation de matériaux nobles et de moyens modernes d’intervention, parmi lesquels l’échafaudage peut jouer un rôle important. Partie prenante dans la réhabilitation de certains immeubles à Alger et Oran, le groupe Bativert a conçu des échafaudages qui non seulement n’abîment pas les façades des immeubles à traiter, mais permettent aux habitants de continuer à circuler librement dans les bâtiments et dans la rue.

Le groupe Bativert disposerait selon son patron d’une importante capacité d’échafaudages à même de traiter une centaine d’immeubles à la fois. Compte tenu de l’importance de la demande en réhabilitation qui cible d’ores et déjà une dizaine de milliers de bâtiments à travers le territoire national, la conception et la mise à disposition d’échafaudages appropriés figureront sans aucun doute parmi les plus importantes activités de l’entreprise Bativert dans les prochaines années.
 

Climatisation d'habitat et équipements publics : fulgurante percée de la campagnie générale du froid

Fruit d’un partenariat avec la célèbre firme italienne AERMEC, un des leaders mondiaux de l’industrie du froid et de la climatisation, la Compagnie générale du froid (CGF) est parvenue en quelques années à se tailler une place de choix sur le marché algérien. Elle a en effet réussi au fil des ans à devenir l’entreprise attitrée de nombreux hôpitaux en activité ou en construction, de plusieurs administrations publiques nationales et locales, ainsi que certaines de nos grandes institutions, comme nous l’a fièrement indiqué le directeur général de l’entreprise CGF, Mohamed Bennouar.

Cette société en pleine phase d’expansion projette de réaliser à l’horizon 2017 une usine de montage en Algérie qui produira toute la gamme des équipements de froid et de climatisation nécessaire à ses nombreux chantiers et tout aussi nombreuses commandes individualisées. Les articles y seront fabriqués selon les normes internationales. L’usage du fréon qui détériore la couche d’ozone sera totalement proscrit, à la satisfaction du DG de l’entreprise CGF, navré de constater que ce gaz nuisible à l’environnement continue à être abondamment utilisé en Algérie du fait de l’absence de contrôle normatif qui a ouvert la voie à l’importation massive d’équipements fonctionnant au fréon.

Interrogé à l’occasion du 17e salon Batimatec sur les problèmes de management que rencontre actuellement son entreprise, Mohamed Bennouar nous a fait part de deux principaux soucis managériaux qui affectent actuellement la croissance de sa société. Il s’agit de l’indisponibilité de la main-d’œuvre qualifiée et des difficultés de recouvrement de créances qu’il rencontre notamment auprès de certains opérateurs publics. Si les créances non recouvrées grèvent effectivement les disponibilités financières de l’entreprise,  l’indisponibilité en nombre et en qualité de la main-d’œuvre dans les spécialités du froid et de la climatisation, que seuls six centres de formations dispensent, constitue également un gros handicap pour la société CGF, qui éprouve d’énormes difficultés à recruter les techniciens rodés aux différents métiers du froid et qu’elle est malheureusement souvent contrainte de former sur les chantiers et à ses frais.  Pour pallier cette difficulté, l’entreprise projette d’ouvrir à court terme un centre de formation et d’apprentissage qui lui permettra de former des techniciens et ouvriers qualifiés, non seulement  pour ses propres besoins, mais également pour des entreprises qui activent dans cette filière.    (N. G.)

Source de l'article: http://www.elwatan.com/economie/le-salon-batimatec-confirme-l-attractivite-du-marche-algerien-12-05-2014-256836_111.php

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