De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une situation que les citadins vivent au quotidien lorsqu’ils empruntent, à leur corps défendant, et par obligation, pour se rendre au travail,  pour y revenir ou pour faire des courses, les transports urbains privés. L’état de délabrement, le manque d’hygiène, le comportement du personnel de ces «machins» laisse à désirer  (pour les «receveurs», très souvent ce sont des enfants qui ont abandonné leur scolarité). Quant au respect de l’horaire, cela n’existe même pas dans leur esprit ! Quant au respect du client, il faudra «repasser» ! Le transporteur attend de charger ou de «surcharger» son fourgon ou son bus, en dépit de la réglementation, avant de se décider à démarrer.

Pour les horaires, ce sont eux qui décident quand commencer ou cesser le travail. Surtout dès qu’il y a encombrement. Ce transporteur oublie une chose capitale. Le fait d’avoir une autorisation de transport sur une ligne donnée le met, de facto, à la disposition des clients lui et son  véhicule. Seulement, ces transporteurs savent-ils ce qu’est une prestation de service public ? Respectent-ils le cahier des charges défini par l’administration qui leur a octroyé l’autorisation et qui se résume en deux mots : «Confort et sécurité» qu’ils doivent assurer aux passagers. Est-ce le cas ? Quant aux taxis, il s’agit d’un sujet que nous avions abordé dans une de nos précédentes chroniques en date du 1er octobre 2013. Nous rappelons juste à nos amis lecteurs que c’est «au taxieur» de décider de la destination à prendre mais pas vous !

Où en sommes-nous avec l’administration qui gère ces transporteurs ? Je vous livre ci-dessous la réglementation que la direction des transports s’était contentée de distribuer aux transporteurs. Quant à son application, c’est une autre histoire.
«Il est rappelé aux transporteurs de la wilaya d’aller conformément à la réglementation en vigueur, l’exercice de l’activité de transport public routier de voyageurs doit satisfaire aux conditions ci-après :
1- Les bus doivent être maintenus en permanence en bon état de propreté tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
2- La carrosserie et les vitres doivent être en parfait état et ne présenter aucune anomalie.
3- Les optiques et autres accessoires doivent être en bon état et ne présenter aucune anomalie.
4- Les accessoires de sécurité (extincteur-boîte à pharmacie et triangle de pré-signalisation) doivent être disponibles à bord des bus.
5- Les signes distinctifs des véhicules doivent être réglementaires.
6- Les tarifs doivent être affichés à l’intérieur des bus.
7- Les tickets doivent comporter le nom ou la raison sociale du transporteur, son adresse, la ligne desservie ainsi que le tarif.
8- Le personnel de bord doit avoir une tenue correcte.
9- Le personnel de bord doit se comporter correctement avec les usagers de transport. Il est également précisé dans cette note que : «Tout transporteur qui n’observe pas ces dispositions réglementaires s’exposera à des sanctions administratives».
La question qui nous vient à l’esprit est la suivante : qui doit veiller à l’application de ce règlement ? Ce n’est certainement pas le client, je suppose !
 

Source de l'article: http://www.elwatan.com/hebdo/auto/coup-de-gueule-coup-de-coeur-transport-en-commun-urbain-parlons-en-04-02-2014-244568_160.php

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